FESTIVAL du cinéma algérien #09

16h00

le silence du fleuve

Denis  et Mehdi Lallaoui | docu | Algérie | 1992 | 58 min

« L’oubli est complice de la récidive », dit le commentaire de ce film consacré à la manifestation du 17 octobre 1961 à Paris et à la sauvage répression qui s’en est suivie. 11 538 Algériens seront interpellés, ce qui n’est pas sans rappeler la grande rafle du Vel d’hiv des 16 et 17 juillet 1942 où 12 884 juifs avaient été arrêtés. Le film rassemble des témoins oculaires parmi lesquels un prêtre, un gardien de la paix, un couple d’ouvriers sympathisants de la cause algérienne, une avocate, des conseillers municipaux de Paris dont Claude Bourdet (alors l’un des dirigeants du PSU et journaliste à France Observateur), Gérard Monatte, le futur dirigeant syndical dans la police, et l’éditeur et écrivain François Maspero.

18h00

L’honneur d’un capitaine

Pierre Schoendoerffer | fiction | France | 1982 | 120 min

20 ans après la fin de la guerre d’Algérie, au cours d’une émission de télévisée consacrée au conflit, un professeur de la Sorbonne accuse un officier tué lors des derniers combats, Martin Caron, d’avoir été un tortionnaire et un criminel. Sa veuve décide de laver l’honneur de son mari et de défendre sa mémoire… Les dix-neuf jours de commandement du capitaine Caron, sont passés au crible. Les anciens subordonnés de Caron se succèdent à la barre.

20h00

Le vent des Aurès

Mohammed Lakhdar-Hamina | fiction | Alg. , Fr.  | 1967 | 90 min

Dans une Algérie colonisée par la France, au fin fond de la campagne (les Aurès), une mère cherche désespérément son fils raflé par l’armée française et incarcéré depuis plusieurs semaines dans un camp. Avec courage, elle défie les soldats français pour le trouver, allant d’un camp à l’autre, son obstination l’amène à trouver le camp dans lequel se trouve son fils, et d’y revenir jour après jour, indifférente aux menaces et aux intimidations des soldats français, animée par le plus pur et le plus fort des sentiments humains : l’amour d’une mère.