vendredi 2 novembre 2012

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19H00

EXPO > festival d’Est en Est


Dans le cadre du festival d’Est en Est

Visible du 02 au 12 novembre

De passage à l’Est d’ici

Exposition de onze triptyques photographiques de Yves Rousselet

Fuyant sans les abandonner les rives de l’Adriatique pour les bords de la Baltique j’ai réalisé en 2011 et 2012 deux séjours dans l’enclave russe de Kaliningrad.

Même enjeux de transition brutale entre le communisme, fut-il Albanais, d’ex-Yougoslavie  ou d’ex-URSS et le « tout libéralisme ».

Même regard ostalgique … vous avez dit ostalgique et si plutôt à Kaliningrad on lâchait un peu de L’EST.

Kalinigrad « la petite Russie »

A mille deux cent vingt quatre kilomètres de Moscou et seulement neuf cent quatre vingt de St Pétersbourg vivent un peu moins d’un million de citoyens russes dans un territoire appelé enclave, grand comme deux fois le Loir et Cher, l’Oblast de Kaliningrad.
Leurs plus proches voisins frontaliers sont polonais au sud ou lithuaniens au nord. Ce sont des citoyens européens, que l’effondrement de l’empire soviétique au début des années quatre vingt dix puis l’élargissement de deux mille quatre, ont rendu libres de circuler ignorant les frontières pour commercer coopérer échanger.
Il faut regarder à l’ouest vers la
Baltique pour comprendre en partie la situation particulière de l’enclave de Kaliningrad où l’on entre en revanche toujours pas sans visa et peut-être rêver … un peu.
Sur les bords de la Baltique on trouve certes les plus grands gisements d’ambre mais c’est bien un accès à des ports qui ne sont pas, quelque soit la saison, prisonniers des glaces que souhaite maintenir, conserver, perpétuer l’actuel pouvoir héritier de l’URSS et de la perestroïka.

Une position géo-startégique militaire et économique. Cet avantage, ce privilège, Staline l’avait obtenu à l’issu de la seconde guerre mondiale au titre des sacrifices consentis dans l’engagement de la lutte contre le nazisme.
A cette époque la puissance militaire communiste avait pris le contrôle de Königsberg, capitale de la province allemande de Prusse orientale. La ville fut bombardée, dévastée, détruite en quasi-totalité. Elle changea de nom, les populations allemandes furent majoritairement chassées, les dirigeants du Kremlin encourageant alors la colonisation par les russes, les ukrainiens, les biélorusses, les lituaniens.

Une époque plus ancienne encore, souvent considérée comme son age d’or, la ville rayonnait, placée sous l’influence du philosophe Emmanuel Kant, « L’œuvre n’est  pas la représentation d’une belle chose mais la belle représentation d’une chose ». C’était au temps de la révolution française; de quelles révolutions, quels changements rêvent aujourd’hui les habitants de Kaliningrad, entre nostalgie du communisme, les statues de Lénine ornent encore nombre de places des villes de l’enclave et envie de liberté, de démocratie, de prospérité du modèle pour l’heure encore occidental qui peine à s’établir de ce coté de l’ex rideau de fer.

Informations
Tarifs : entrée libre
(infos tarifs)

Proposé par Interphaz / Invitation d'Yves Rousselet